Technicien de maintenance en tête des métiers les plus recherchés été 2025

Les techniciens de maintenance au sommet des recrutements estivaux

Malgré un marché de l'emploi difficile, ManpowerGroup révèle les 10 métiers les plus demandés cet été. L'industrie domine le classement.

En plein cœur d’une période complexe pour le marché du travail en 2025, certains secteurs et professions parviennent à se démarquer positivement. ManpowerGroup publie une analyse des métiers les plus prisés pour l’été, s’appuyant sur l’étude de plus de 25 000 offres d’emploi gérées par ses antennes. Ce panorama du marché met en lumière des tendances claires, notamment au sein de l’industrie.

Un marché en difficulté, mais des portes s’ouvrent

Le tableau économique de 2025 contraste nettement avec la vitalité observée durant l’été 2024, porté par les Jeux Olympiques parisiens. Benoît Derigny, président de ManpowerGroup France, note un fléchissement des perspectives de recrutement pour le troisième trimestre de cette année. L’activité en matière d’embauche ralentit, les plans sociaux se multiplient, et les entreprises adoptent une posture prudente face à un contexte morose.

Cette situation s’explique en partie par l’impact budgétaire de fin 2024, dont les conséquences continuent de peser sur les décisions des employeurs. Néanmoins, en dépit de ce climat peu favorable, certaines carrières parviennent à échapper à cette tendance générale et conservent un fort attrait auprès des recruteurs.

L’industrie domine le classement des besoins

Les métiers industriels tiennent une place prépondérante dans le top 10 des professions les plus sollicitées. Le technicien de maintenance se positionne en tête, suivi de l’opérateur de production et du cariste. Cette forte présence est due à un manque structurel de professionnels qualifiés dans l’industrie.

Benoît Derigny précise que les entreprises ont des difficultés à attirer des candidats dans ce domaine, engendrant des tensions durables sur le marché. Les métiers identifiés requièrent des compétences spécifiques, et le vivier de candidats formés disponibles ne suffit pas à satisfaire la demande actuelle.

Focus sur les dix métiers les plus recherchés

Le classement établi par ManpowerGroup pour le troisième trimestre 2025 présente la répartition suivante :

  • Technicien de maintenance.
  • Opérateur de production.
  • Cariste.
  • Préparateur de commandes.
  • Agent de fabrication.
  • Conducteur de ligne.
  • Électricien.
  • Ouvrier agroalimentaire.
  • Comptable.
  • Assistant administratif.

Cette liste souligne la prédominance des professions manuelles et techniques. L’expansion du commerce en ligne ces dernières années explique notamment le fort besoin de caristes, dont le rôle est de manœuvrer des chariots élévateurs pour déplacer des marchandises.

Des écarts régionaux notables

L’Île-de-France confirme sa position de principal pôle d’emploi du pays. Les entreprises franciliennes collaborant avec ManpowerGroup anticipent le recrutement de 4 500 personnes entre juin et septembre 2025, ce qui représente une part significative des 25 000 offres nationales.

Parallèlement, certaines régions affichent des perspectives particulièrement dynamiques. La Bourgogne-Franche-Comté enregistre une progression notable avec une hausse de 33 points des intentions d’embauche par rapport à l’année antérieure. Le Centre-Val de Loire suit avec plus 29 points, tandis que la Bretagne complète ce trio de tête avec plus 27 points.

Ces différences géographiques témoignent de dynamiques économiques locales distinctes, où certains territoires réussissent à maintenir, voire à renforcer, leur attractivité malgré le contexte global moins favorable.

La formation, un levier d’opportunités

Face à cette demande persistante, ManpowerGroup encourage les postulants intéressés à s’orienter vers des formations dans ces domaines en croissance. L’entreprise insiste sur le fait que les personnes disposées à acquérir ces qualifications spécifiques auront de réelles chances de décrocher un emploi rapidement.

Cette orientation revêt une importance particulière dans un marché où la formation devient un facteur clé d’accès à l’emploi, surtout dans les filières techniques où les compétences pointues font défaut.