Prime 900€ France Travail : arrêt définitif en 2025

La prime exceptionnelle de 900 euros de France Travail n’existe plus en 2025

La prime exceptionnelle de 900€ de France Travail n'est plus versée en 2025. Découvrez les alternatives disponibles pour les demandeurs d'emploi.

Les personnes en recherche d’emploi qui comptaient encore sur la prime de 900 euros dispensée par France Travail (anciennement Pôle emploi) devront réorienter leurs attentes vers d’autres aides. Cette allocation pécuniaire, introduite durant l’épisode du Covid-19, a définitivement cessé d’être allouée. Son caractère temporaire était directement subordonné au contexte de crise sanitaire exceptionnel de cette période.

Une mesure en lien avec la crise sanitaire

L’aide de 900 euros octroyée par France Travail représentait un coup de pouce exceptionnel mis en place pour soutenir les chercheurs d’emploi durant la pandémie de Covid-19. Elle visait spécifiquement ceux inscrits depuis plusieurs mois, en particulier ceux suivant des formations dans des secteurs particulièrement éprouvés : l’hôtellerie, la restauration et le bâtiment.

Cette prime s’adressait également aux personnes qui alternaient des périodes d’activité et de non-emploi, une situation qui s’était dégradée avec les contraintes sanitaires et les fermetures d’établissements.

Des critères d’éligibilité précis

Pour pouvoir bénéficier de cette aide, les candidats devaient satisfaire plusieurs conditions strictes. L’inscription à France Travail devait être effective entre novembre 2020 et août 2021, avec une mise à jour mensuelle obligatoire de leur situation.

Les éligibles devaient attester d’au moins 138 jours travaillés en 2019, dont un minimum de 70 % sous contrat à durée déterminée ou en intérim. Ils ne devaient pas avoir retrouvé une activité jugée suffisante en 2020 leur permettant de reconstituer leurs droits au chômage.

D’autres exigences financières étaient en vigueur : un revenu mensuel global inférieur à 900 euros, tous revenus confondus, et pour ceux percevant l’allocation chômage, un montant quotidien brut ne dépassant pas 33 euros. Les bénéficiaires de l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise étaient exclus de cette disposition.

Un versement automatique et limité dans le temps

Le versement de la prime s’effectuait automatiquement chaque mois entre novembre 2020 et mai 2021, sans démarche particulière requise de la part des bénéficiaires. Seule la mise à jour mensuelle habituelle auprès de France Travail était nécessaire. L’allocation intervenait à la fin du mois suivant celui pour lequel l’aide était due.

Si les critères n’étaient plus remplis le mois d’après, le versement s’interrompait de lui-même. Cette souplesse permettait d’ajuster le soutien en fonction des changements de situation des demandeurs d’emploi.

Les solutions de remplacement disponibles

Suite à l’arrêt de cette prime, plusieurs dispositifs d’aide restent à la disposition des chercheurs d’emploi. L’allocation d’aide au retour à l’emploi demeure la prestation principale, s’adressant à ceux qui ont perdu involontairement leur emploi et justifiant d’au moins six mois de travail sur les 24 derniers mois écoulés.

L’aide de fin de droit offre un coup de pouce ponctuel de 353,97 euros aux individus dont les droits à l’ARE arrivent à échéance et qui ne peuvent prétendre à l’allocation de solidarité spécifique. Cette aide est attribuée de manière automatique, sans démarche spécifique à entreprendre.

Des appuis adaptés aux situations

La prime de Noël continue d’être versée en fin d’année aux personnes percevant le RSA, l’allocation de solidarité spécifique ou l’allocation équivalent retraite. Son montant évolue en fonction de la composition du foyer et ne nécessite aucune requête particulière.

Pour ceux qui retrouvent un emploi, la prime d’activité peut venir compléter des revenus modestes. Destinée aux personnes majeures résidant de manière stable en France, elle se monte à 633,21 euros par mois depuis avril 2025 pour un individu seul, avec des majorations selon le nombre de personnes à charge.

Cette prime d’activité requiert une demande auprès de la CAF ou de la MSA et n’est accessible qu’en cas de reprise d’une activité professionnelle, même à temps partiel. Elle représente ainsi un encouragement à retrouver un emploi plutôt qu’une aide au titre du chômage.